Skyline du centre-ville de Dubaï dominé par la Burj Khalifa
🇦🇪 Dubaï · Créer une société

Créer une société en freezone à Dubaï : le guide complet 2026

6 min de lecture Mis à jour · août 2026

Dans : Créer une société à Dubaï · Créer une société à l'étranger

Sommaire
  1. Qu'est-ce qu'une freezone ?
  2. Les étapes de création
  3. Combien ça coûte vraiment
  4. Bien choisir sa freezone
  5. Le visa investisseur
  6. La fiscalité 2026
  7. Le piège côté France
  8. Après la création
  9. Les erreurs à éviter
  10. Questions fréquentes

La zone franche (freezone) est la porte d'entrée préférée des Français à Dubaï : 100 % de détention étrangère, création rapide, et l'une des fiscalités les plus douces au monde. Mais entre les dizaines de freezones, les frais cachés et les règles fiscales 2026, il est facile de se tromper. Voici le guide complet, neutre et à jour, avec les coûts réels en AED.

L'essentiel

Créer une société en freezone à Dubaï prend en général 1 à 3 semaines et coûte, la première année, de 5 750 AED (licence sans visa, freezone la moins chère) à environ 30 000 AED avec un visa investisseur. Les étapes : choisir la freezone et l'activité, réserver le nom, déposer le dossier (passeport, pas de business plan chez la plupart), recevoir la licence (3 à 5 jours), obtenir l'establishment card, le visa de résidence et l'Emirates ID, puis ouvrir le compte bancaire. La société est détenue à 100 % par l'étranger et peut être imposée à 0 % (Qualifying Free Zone Person), contre 9 % au-delà de 375 000 AED de bénéfices dans le régime général.

Qu'est-ce qu'une freezone ?

Une freezone est une juridiction économique spéciale où un étranger peut détenir 100 % de sa société, sans associé local. Les Émirats en comptent plus de 45 (une trentaine à Dubaï), chacune souvent spécialisée : tech, commerce, médias, finance, logistique, santé. En échange de démarches simplifiées, une société freezone fait ses affaires à l'international ou au sein de la zone ; pour vendre librement sur le marché local des Émirats (mainland), il faut un distributeur agréé ou une structure adaptée.

Les atouts : détention 100 % étrangère, rapatriement total des bénéfices, création rapide, et un package « licence + adresse + visas » clé en main. Deux formes juridiques principales : la FZE (Free Zone Establishment, associé unique) et la FZCO (Free Zone Company, plusieurs associés).

Les étapes de création

ÉtapeContenuDélai indicatif
1. Freezone & activitéChoisir la zone et les activités autorisées (le choix le plus structurant)Amont
2. Forme & nomFZE ou FZCO, réservation du nom (règles strictes)1 jour
3. Dépôt du dossierPasseport, photo, formulaire — souvent sans business plan1 jour
4. Approbation initialeValidation préliminaire par la freezone1 à 2 jours
5. Licence commercialeÉmission de la licence + establishment card3 à 5 jours
6. Visa + Emirates IDEntry permit, examen médical, biométrie, tamponnage1 à 3 semaines
7. Compte bancaire proKYC bancaire (étape la plus longue)2 à 6 semaines

Comptez 1 à 3 semaines pour la licence, davantage pour le compte bancaire. Voir notre comparatif des freezones.

Besoin d'aide pour « creer societe freezone » à Dubaï ?

Lancez votre demande sur Relown : un expert francophone vérifié s'en occupe pour vous, de A à Z.

Commencer gratuitement

Combien ça coûte vraiment

Le budget dépend de la freezone, de l'activité et du nombre de visas. Voici des ordres de grandeur réels pour la première année :

PosteMontant (AED)
Licence seule, sans visa (freezone la moins chère, ex. SHAMS)à partir de ~5 750
Licence type (ex. IFZA, Meydan)~12 500 à 12 900
Establishment card (obligatoire pour les visas)2 000 à 3 000
Visa investisseur (médical + Emirates ID + tamponnage), par personne3 000 à 5 000
Visa supplémentaire2 000 à 3 000
Total réaliste licence + 1 visa~18 000 à 30 000

Les frais souvent oubliés : dépôt médical et Emirates ID pour le visa, assurance santé obligatoire, frais bancaires, et le renouvellement annuel de la licence. Méfiez-vous des offres « à partir de X AED » qui n'incluent ni visa ni compte. Détails dans notre page coût réel d'une société à Dubaï.

Bien choisir sa freezone

Le choix de la zone détermine le coût, les activités autorisées et votre crédibilité bancaire. Quelques repères 2026 :

  • SHAMS (Sharjah Media City) : parmi les moins chères, licence sans visa dès ~5 750 AED, populaire pour freelances et petites structures.
  • IFZA : très large éventail d'activités (1 500+), packages 1/3/6 visas, licence dès ~12 900 AED.
  • Meydan : adresse Dubaï recherchée, packages multi-activités dès ~12 500 AED.
  • DMCC, DIFC, ADGM : plus chères mais très crédibles (finance, trading, holding) — la banque y est souvent plus fluide.

Deux critères pratiques priment : l'adéquation activité / licence (chaque licence liste des activités précises) et la facilité d'ouverture de compte bancaire, qui varie selon la réputation de la zone.

Le visa investisseur

Une fois la licence obtenue, la société vous permet de sponsoriser votre propre visa de résidence (dit « visa investisseur/partner »), en général valable 2 ans, puis de sponsoriser votre famille. Le processus :

  1. Establishment card de la société (préalable aux visas).
  2. Entry permit puis changement de statut.
  3. Examen médical (prise de sang, radio) et biométrie Emirates ID.
  4. Tamponnage du visa et émission de l'Emirates ID.

Si vous investissez dans l'immobilier au-delà de 2 M AED, vous pouvez viser le Golden Visa (10 ans), une alternative au visa lié à la société. Voir notre guide visa & résidence.

La fiscalité 2026

C'est le sujet qui a le plus changé récemment. Points à connaître :

ImpôtTauxPrécision
Impôt sur les sociétés (régime général)9 %Sur la part de bénéfices > 375 000 AED
Impôt sur les sociétés (freezone qualifiante)0 %Si « Qualifying Free Zone Person » (QFZP)
TVA5 %Sur les activités taxables
Impôt sur le revenu des personnes0 %Aucun impôt sur le salaire/les dividendes

Pour conserver le taux de 0 %, une société freezone doit remplir les conditions de QFZP : revenus « qualifiants », substance réelle (locaux, personnel, activité effective), comptabilité auditée et respect des règles de prix de transfert. Toutes les sociétés, même à 0 %, doivent s'enregistrer au corporate tax et déclarer. Détails dans nos guides corporate tax et fiscalité à Dubaï.

Le piège côté France

Créer une société à Dubaï ne suffit pas à échapper à l'impôt français. Deux points cruciaux :

  • Pour bénéficier de la fiscalité émirienne, vous devez être réellement résident fiscal à Dubaï (présence effective, foyer et centre de vie sur place, généralement ≥ 183 jours) — pas seulement détenteur d'une licence. Voir résidence fiscale et France.
  • Selon votre patrimoine, une exit tax peut s'appliquer au moment de quitter la France (titres > 800 000 € ou ≥ 50 % des bénéfices d'une société).

Une société freezone mal articulée avec votre départ de France peut être requalifiée par le fisc, avec de lourdes pénalités. C'est un projet à cadrer avec un professionnel, pas un simple achat de licence.

Après la création

  • Compte bancaire pro : prévoyez de la patience (KYC strict, justificatifs d'activité, parfois refus). Le choix d'une freezone crédible facilite l'ouverture. Voir documents pour ouvrir un compte.
  • Enregistrement au corporate tax et tenue d'une comptabilité (audit exigé pour le régime QFZP à 0 %).
  • TVA : enregistrement obligatoire au-delà du seuil de chiffre d'affaires taxable (375 000 AED).
  • Renouvellements : licence et visa à renouveler à chaque échéance (généralement annuelle pour la licence, biennale pour le visa).

Pour préparer toute votre installation, voyez notre guide création d'entreprise à Dubaï.

Les erreurs à éviter

  • Choisir la freezone la moins chère sans vérifier la banque : une licence à 5 750 AED ne sert à rien si aucune banque n'accepte d'ouvrir votre compte. La crédibilité de la zone compte autant que son prix.
  • Se fier au prix d'appel « à partir de X AED » qui exclut visa, establishment card, assurance santé et renouvellement — le coût réel est souvent le double.
  • Prendre une licence dont les activités ne couvrent pas votre métier : chaque activité doit être listée, sous peine d'amende ou de blocage bancaire.
  • Croire que la freezone permet de vendre partout aux Émirats : pour le marché local (mainland), il faut un distributeur ou une structure adaptée.
  • Négliger le corporate tax : même à 0 % (QFZP), l'enregistrement et la déclaration sont obligatoires, avec des pénalités en cas d'oubli.
  • Oublier la substance : une société « boîte aux lettres » sans locaux ni activité réelle peut perdre le régime à 0 % et être requalifiée côté France.

Questions fréquentes

Combien coûte la création d'une société en freezone à Dubaï ?

De ~5 750 AED pour une licence sans visa dans la freezone la moins chère (ex. SHAMS) à environ 18 000-30 000 AED la première année avec un visa investisseur (licence + establishment card + visa). Prévoyez en plus le dépôt médical, l'Emirates ID, l'assurance santé obligatoire, les frais bancaires et le renouvellement annuel de la licence.

Combien de temps pour créer sa société freezone ?

En général 1 à 3 semaines pour la licence : l'approbation initiale prend 1 à 2 jours et la licence est souvent émise sous 3 à 5 jours ouvrés. Le visa de résidence et l'Emirates ID suivent, puis l'ouverture du compte bancaire, souvent l'étape la plus longue (2 à 6 semaines).

Une société freezone paie-t-elle des impôts à Dubaï ?

Les Émirats appliquent un impôt sur les sociétés de 9 % au-delà de 375 000 AED de bénéfices, mais une société freezone peut conserver 0 % si elle remplit les conditions de Qualifying Free Zone Person (revenus qualifiants, substance réelle, comptabilité auditée, prix de transfert). Il n'y a pas d'impôt sur le revenu des personnes, et la TVA est de 5 %. Toutes les sociétés doivent s'enregistrer au corporate tax.

Peut-on créer sa société à Dubaï depuis la France ?

Oui, une grande partie des démarches (choix de la freezone, dépôt du dossier, obtention de la licence) se fait à distance. En revanche, le visa de résidence et l'Emirates ID nécessitent en général un déplacement pour la biométrie et le dépôt médical, et l'ouverture du compte bancaire demande souvent votre présence physique.

Freezone ou mainland : quelle différence ?

La freezone offre 100 % de détention étrangère et une création simple, mais l'activité se fait surtout à l'international ou dans la zone. Le mainland (licence DED) permet de vendre librement sur le marché local des Émirats et de signer des contrats publics. Le choix dépend de votre clientèle cible : B2B international ou marché local émirien.

Quelle est la différence entre une FZE et une FZCO ?

La FZE (Free Zone Establishment) a un associé unique, tandis que la FZCO (Free Zone Company) réunit plusieurs associés. Les deux offrent 100 % de détention étrangère et une responsabilité limitée. Le choix dépend simplement du nombre d'actionnaires de votre projet.

B
Par Baptiste FiguiereFondateur de Relown · Publié le 16 août 2026 · Mis à jour en août 2026
Fait avec ❤️ par Jupulse.com