Île anglophone de l'Union européenne, à trois heures de vol de Paris, Malte attire chaque année des milliers de Français en quête de soleil, de fiscalité clémente et d'opportunités dans l'iGaming ou la finance. Mais entre l'eResidence Card, le numéro fiscal, le système non-dom et l'enregistrement obligatoire des baux, le parcours réserve son lot de subtilités. Ce guide vous accompagne pas à pas, avec les organismes officiels, les vrais chiffres et un budget d'installation qu'aucun autre guide francophone ne donne.
Pour vous installer à Malte, comptez 4 grandes étapes : obtenir votre eResidence Card auprès d'Identità (citoyens UE libres, non-UE via permis), demander votre numéro fiscal au CFR, trouver un logement (loyer T1 700-1400 €, colocation ~550 €) avec bail enregistré à la Housing Authority, puis ouvrir un compte bancaire. Budget d'installation réaliste pour le premier mois : 2 500 à 4 000 € (caution, premier loyer, dépôt, meubles). Comptez 4 à 8 semaines pour être pleinement opérationnel.
Pourquoi Malte, et pour qui ?
Malte est le plus petit État de l'Union européenne : 316 km², environ 535 000 habitants, un archipel de trois îles (Malte, Gozo, Comino) posé entre la Sicile et l'Afrique du Nord. Depuis 2004 dans l'UE et depuis 2008 dans la zone euro, l'île coche des cases rares pour un expatrié francophone : la monnaie est l'euro, l'anglais est langue officielle (aux côtés du maltais), et la liberté de circulation européenne vous permet, si vous êtes citoyen de l'UE, de vous y installer sans visa ni permis de travail.
Le climat pèse lourd dans la balance : près de 300 jours de soleil par an, des hivers doux (autour de 15 °C) et des étés chauds (jusqu'à 35 °C). Mais Malte n'est pas qu'une carte postale. C'est un hub économique réel, dopé par l'iGaming (jeux en ligne), les services financiers, la blockchain et le tourisme. La fiscalité y est un argument central : régime non-dom, imposition sur base de rapatriement (remittance basis), et un impôt sur les sociétés dont le taux effectif peut descendre à environ 5 % via le mécanisme d'imputation.
À qui Malte convient-elle vraiment ?
L'île est idéale pour les entrepreneurs et créateurs de société qui veulent une structure européenne fiscalement optimisée, les professionnels du digital (iGaming, finance, tech, marketing), les indépendants et nomades numériques, les retraités disposant de revenus étrangers, et les jeunes actifs anglophones attirés par un marché de l'emploi dynamique. Elle convient moins à ceux qui recherchent de grands espaces, une nature verdoyante ou des loyers bon marché : Malte est densément peuplée et les prix de l'immobilier ont fortement grimpé. La communauté française y compte environ 5 000 personnes, suffisamment pour trouver du soutien sans se sentir dans une bulle francophone.
Les grandes étapes de l'installation
S'installer à Malte suit une logique chronologique assez stricte : chaque démarche débloque la suivante. Avant même de partir, vous préparez vos documents (passeport ou carte d'identité en cours de validité, actes de naissance, éventuellement un contrat de travail ou une preuve de revenus). Une fois sur place, la première brique est la résidence : les citoyens de l'UE demandent leur eResidence Card auprès d'Identità (l'agence maltaise de l'identité et de la résidence), les ressortissants hors UE passent par un permis de séjour spécifique.
Vient ensuite le numéro fiscal, délivré par le CFR (Commissioner for Revenue), indispensable pour travailler, être payé et déclarer vos revenus. En parallèle, vous cherchez un logement et enregistrez obligatoirement votre bail auprès de la Housing Authority. Puis vous ouvrez un compte bancaire local, vous vous inscrivez à la sécurité sociale et, si vous êtes salarié, votre employeur vous déclare via JobsPlus. Enfin viennent la santé (accès au système public Mater Dei ou assurance privée) et l'intégration (permis de conduire, carte de bus Tallinja, réseau).
Chacune de ces briques mérite un approfondissement : nous détaillons chaque démarche dans nos guides dédiés (résidence eResidence, numéro fiscal et non-dom, logement et colocation, création de société, ouverture de compte bancaire, emploi et iGaming, coût de la vie). Ce guide-pilier vous donne la vue d'ensemble et le bon ordre ; les guides détaillés vous prennent par la main sur chaque étape.
Obtenir sa résidence : eResidence Card et permis
La résidence est la pierre angulaire de votre installation. La procédure dépend entièrement de votre nationalité.
Citoyens de l'Union européenne
En tant que citoyen de l'UE (donc tout Français), vous avez le droit de vous installer à Malte librement. Pour un séjour de plus de trois mois, vous devez demander une eResidence Card auprès d'Identità. Vous justifiez votre présence par l'un des motifs suivants : emploi, activité indépendante, études, autonomie financière (retraité ou personne disposant de ressources suffisantes) ou regroupement familial. Le coût de la carte est d'environ 27,50 €, sa validité de cinq ans, et le délai de délivrance de 2 à 4 semaines une fois le dossier complet déposé. Vous fournirez généralement passeport, preuve d'adresse (bail enregistré), preuve d'emploi ou de revenus, et attestation d'assurance santé selon le motif.
Ressortissants hors UE
Si vous n'êtes pas citoyen européen, l'installation passe par un permis de séjour (Single Permit combinant travail et résidence, permis pour raisons économiques, ou l'un des programmes de résidence par investissement). Le permis nomade numérique (Nomad Residence Permit) s'adresse aux travailleurs à distance employés hors de Malte, avec un revenu minimum d'environ 42 000 € par an. Les programmes patrimoniaux (résidence par investissement, type MPRP) exigent des seuils d'achat ou de location immobilière et des contributions gouvernementales conséquents.
Notre guide dédié à la résidence détaille chaque motif, la liste exacte des pièces, le formulaire adéquat et les pièges (assurance santé, preuve d'adresse acceptée, renouvellement).
Fiscalité maltaise : barème, non-dom et impôt sociétés
C'est le cœur de l'attractivité maltaise, et le point le plus mal expliqué ailleurs. Première étape concrète : obtenir votre numéro fiscal auprès du CFR (Commissioner for Revenue), délivré en 2 à 4 semaines. Sans lui, impossible d'être payé légalement.
Le barème de l'impôt sur le revenu 2026
Malte applique un barème progressif de 0 à 35 %, avec trois statuts distincts (célibataire, marié, parent). Voici les tranches indicatives 2026 pour le statut célibataire :
| Tranche de revenu annuel | Taux | Déduction |
|---|---|---|
| 0 – 9 100 € | 0 % | 0 € |
| 9 101 – 14 500 € | 15 % | 1 365 € |
| 14 501 – 19 500 € | 25 % | 2 815 € |
| 19 501 – 60 000 € | 25 % | 2 725 € |
| Au-delà de 60 000 € | 35 % | 8 725 € |
Les statuts marié et parent offrent des tranches à 0 % plus larges (jusqu'à 12 700 € environ pour le statut marié). Ces montants sont réévalués chaque année : vérifiez toujours le barème officiel du CFR avant de calculer.
Le régime non-dom et la remittance basis
Si vous êtes résident mais non-domicilié à Malte (cas de la plupart des expatriés), vous êtes imposé sur une base de rapatriement : vos revenus de source maltaise sont imposés normalement, mais vos revenus de source étrangère ne le sont que si vous les rapatriez à Malte. Les plus-values étrangères ne sont pas imposées, même rapatriées. Un impôt minimum de 5 000 € s'applique si vos revenus étrangers dépassent 35 000 € et ne sont pas déjà taxés au barème. Les programmes spéciaux (GRP, résidence par investissement) proposent un taux forfaitaire de 15 % sur les revenus rapatriés, avec un impôt minimum d'environ 15 000 € par an.
Impôt sur les sociétés : le fameux 5 % effectif
Une société maltaise est nominalement imposée à 35 %. Mais grâce au système d'imputation dit « 6/7 », les actionnaires peuvent obtenir le remboursement de 6/7 de l'impôt payé sur les dividendes distribués. Concrètement : la société paie 35 %, puis l'actionnaire récupère 30 points, ramenant le taux effectif à environ 5 %. Ce mécanisme, très prisé des créateurs de société, demande une structuration correcte (souvent une holding) et un accompagnement comptable local. La TVA maltaise standard est de 18 %, avec des taux réduits pour certains secteurs, et une immatriculation obligatoire au-delà des seuils de chiffre d'affaires.
Vos obligations françaises à ne pas oublier
Trop de guides les ignorent. En quittant la France, vous devez : déclarer vos comptes bancaires étrangers via le formulaire 3916, vérifier votre exposition à l'exit tax sur les plus-values latentes si vous détenez des participations importantes, et appliquer la convention fiscale France-Malte de 1977 au cas par cas (les pensions publiques, dividendes et salaires ne suivent pas les mêmes règles). Les détenteurs de crypto-actifs sont soumis aux obligations déclaratives (CRS, et FATCA pour les personnes liées aux États-Unis). Notre guide fiscalité dédié opérationnalise chacun de ces points avec des exemples chiffrés.
Se loger : loyers, colocation et bail obligatoire
Le logement est souvent le premier vrai choc pour les nouveaux arrivants : la demande est forte, les prix ont grimpé, et il faut réagir vite. Les zones les plus prisées des expatriés sont Sliema, St Julian's, Gzira et Msida (centrales, animées, plus chères), tandis que le sud de l'île et Gozo offrent des loyers nettement plus doux.
| Type de logement | Loyer mensuel indicatif |
|---|---|
| Chambre en colocation | ≈ 550 € |
| Studio / T1 (hors centre) | 700 – 1 100 € |
| T1 en zone centrale (Sliema, St Julian's) | 1 200 – 1 800 € |
| T2 / appartement 2 chambres | 1 000 – 1 800 € |
Le bail : enregistrement obligatoire depuis 2020
Point crucial trop souvent passé sous silence : depuis la loi de 2020 sur la location privée, tout bail résidentiel doit être enregistré auprès de la Housing Authority. Cet enregistrement protège le locataire : durée minimale, plafonnement des augmentations, restitution encadrée du dépôt de garantie. Un bail enregistré est aussi souvent exigé comme preuve d'adresse pour votre eResidence Card et l'ouverture de compte bancaire. Exigez toujours de votre propriétaire qu'il enregistre le contrat. Prévoyez généralement une caution d'un mois, le premier mois de loyer d'avance, et parfois des frais d'agence.
Notre guide logement détaille les quartiers, les plateformes fiables, les arnaques classiques (fausses annonces, doubles dépôts), et un modèle de check-list avant de signer. Un guide colocation à part vous aide à démarrer moins cher.
Compte bancaire, emploi et sécurité sociale
Ouvrir un compte bancaire
L'ouverture d'un compte auprès d'une banque maltaise (BOV, HSBC Malta, APS…) est réputée lente et exigeante : comptez un dépôt initial de 200 à 500 € et un délai de 2 à 6 semaines. On vous demandera passeport, preuve d'adresse (bail enregistré), justificatif de revenus ou contrat de travail, et parfois une lettre de référence. De nombreux expatriés démarrent avec une néobanque européenne (Revolut, Wise, N26) le temps que le compte local s'ouvre, notamment pour recevoir un premier salaire.
Travailler à Malte
Les secteurs qui recrutent le plus sont l'iGaming (jeux en ligne, poids lourd de l'économie), les services financiers, la tech, le tourisme et l'hôtellerie, ainsi que le support multilingue (les francophones sont recherchés). Le salaire minimum 2026 tourne autour de 994 € par mois, le salaire moyen autour de 1 960 € par mois. L'emploi est encadré par JobsPlus, l'agence publique pour l'emploi, auprès de laquelle votre employeur déclare votre embauche (obligation de l'employeur, y compris pour les citoyens UE).
Sécurité sociale et cotisations
Les cotisations sociales sont prélevées selon deux classes : la Classe 1 pour les salariés (environ 10 % du brut, avec une part employeur équivalente) et la Classe 2 pour les indépendants (environ 15 % du revenu net). Ces cotisations ouvrent droit aux prestations sociales et à la retraite maltaise. Pensez aussi à la reconnaissance de vos diplômes : le MQRIC évalue l'équivalence de vos qualifications, indispensable pour les professions réglementées (santé, droit, enseignement, ingénierie…).
Nos guides dédiés à l'emploi, à l'ouverture de compte et à la création de société approfondissent chacun de ces volets.
Santé, éducation et vie quotidienne
Santé : Mater Dei et privé
Le système public maltais s'articule autour de l'hôpital Mater Dei, moderne et de bonne réputation. En tant que résident cotisant (ou via la coordination européenne et votre carte européenne d'assurance maladie au début), vous accédez aux soins publics. Beaucoup d'expatriés souscrivent en complément une assurance santé privée (environ 600 à 2 000 € par an) pour réduire les délais et accéder au réseau privé.
Éducation
La scolarité est obligatoire jusqu'à 16 ans. L'enseignement public est gratuit et dispensé en maltais et anglais. Les familles francophones se tournent souvent vers les écoles internationales (anglophones ou programmes internationaux), dont les frais s'échelonnent de 5 000 à 15 000 € par an.
Transports : le bus gratuit pour les résidents
Malte n'a ni train ni métro : le réseau repose sur les bus Tallinja et sur la voiture. Un détail que presque aucun concurrent ne mentionne correctement : depuis fin 2022, le bus est gratuit pour les résidents titulaires d'une carte Tallinja personnalisée. Les tarifs de 1,50 à 3 € par trajet ne concernent que les visiteurs et les cartes non résidentes. Demandez votre carte Tallinja résident dès votre installation. Le ferry pour Gozo relie les deux îles en environ 25 minutes.
Internet et télécoms
La connectivité est excellente : la fibre couvre largement l'archipel, avec des débits élevés proposés par les opérateurs locaux (GO, Melita, Epic). Comptez des forfaits internet fibre à partir d'environ 25-40 € par mois, souvent en offre groupée avec la TV et le mobile.
Sécurité et cadre de vie
Malte figure parmi les pays les plus sûrs d'Europe, avec une criminalité violente faible ; la principale vigilance porte sur les petits vols dans les zones touristiques. La conduite se fait à gauche (héritage britannique), ce qui demande un temps d'adaptation.
Le parcours chronologique : de J-90 à J+60
Voici l'ordre concret des démarches, avec l'organisme, le délai et le coût indicatif à chaque étape. Suivez-le comme une feuille de route.
- J-90 à J-60 (préparation en France) — Rassemblez vos documents (passeport/carte d'identité valides, actes de naissance traduits si besoin, relevés de revenus). Déclarez votre projet de départ à votre banque et à l'administration fiscale française. Coût : variable (traductions ~30-50 €/document).
- J-30 (logement provisoire) — Réservez un logement temporaire (Airbnb, chambre) pour arriver sereinement et chercher sur place. Budget : 800 – 1 500 € pour le premier mois provisoire.
- J-Jour à J+7 (arrivée) — Obtenez votre carte SIM locale, ouvrez une néobanque si ce n'est pas fait, commencez la recherche de logement définitif.
- J+7 à J+21 (logement définitif) — Signez un bail et faites-le enregistrer à la Housing Authority. Caution + 1er loyer : 1 400 – 3 600 €.
- J+10 (numéro fiscal) — Demandez votre numéro fiscal au CFR. Délai 2-4 semaines. Coût : gratuit.
- J+14 (eResidence Card) — Déposez votre dossier à Identità. Délai 2-4 semaines, coût ≈ 27,50 €.
- J+14 à J+42 (compte bancaire) — Ouvrez un compte local. Délai 2-6 semaines, dépôt 200-500 €.
- J+20 (emploi / société) — Signez votre contrat (déclaration employeur à JobsPlus) ou lancez la constitution de votre société. Inscrivez-vous à la sécurité sociale.
- J+30 (transport et santé) — Demandez votre carte Tallinja résident (bus gratuit) et souscrivez une assurance santé privée si souhaité.
- J+60 (installation finalisée) — Vous êtes résident, fiscalement enregistré, logé, bancarisé et couvert. Il ne reste que l'intégration : réseau, éventuel échange de permis de conduire, reconnaissance de diplômes (MQRIC) si profession réglementée.
Combien coûte l'installation ? Le budget réel
Aucun autre guide francophone ne chiffre le coût total du démarrage. Voici une estimation réaliste du budget du premier mois, poste par poste, pour une personne seule :
| Poste de dépense | Fourchette |
|---|---|
| Caution logement (1 mois) | 700 – 1 400 € |
| Premier loyer d'avance | 700 – 1 400 € |
| Dépôt initial compte bancaire | 200 – 500 € |
| Meubles / équipement de base (si non meublé) | 300 – 1 000 € |
| eResidence Card | ≈ 27,50 € |
| Assurance santé privée (annuelle, si souscrite) | 600 – 2 000 €/an |
| Carte SIM + forfait mobile/internet | 25 – 40 €/mois |
| Total premier mois (réaliste) | 2 500 – 4 000 € |
Voici ensuite un budget mensuel de vie selon le profil, une fois installé :
| Profil | Logement | Vie quotidienne | Total mensuel estimé |
|---|---|---|---|
| Étudiant / jeune actif (colocation) | ≈ 550 € | 500 – 700 € | 1 050 – 1 250 € |
| Célibataire (T1) | 800 – 1 400 € | 700 – 1 000 € | 1 500 – 2 400 € |
| Couple (T2) | 1 000 – 1 800 € | 1 000 – 1 500 € | 2 000 – 3 300 € |
La vie quotidienne reste raisonnable comparée à Paris : un repas au restaurant coûte 20-40 €, les courses sont légèrement supérieures à la France (beaucoup de produits importés), et le bus gratuit pour résidents allège sérieusement le poste transport. Le logement reste, de loin, votre plus gros poste.
Récapitulatif des démarches et organismes
Ce tableau synthétise chaque démarche officielle, l'organisme responsable, le délai et le coût. Gardez-le sous la main.
| Démarche | Organisme | Délai | Coût |
|---|---|---|---|
| eResidence Card (résidence UE) | Identità | 2 – 4 semaines | ≈ 27,50 € |
| Permis de séjour (hors UE) | Identità | 4 – 12 semaines | Variable |
| Numéro fiscal | CFR (Commissioner for Revenue) | 2 – 4 semaines | Gratuit |
| Enregistrement du bail | Housing Authority | Immédiat / quelques jours | Frais réduits |
| Déclaration d'embauche | JobsPlus (via l'employeur) | À l'embauche | Gratuit (employeur) |
| Sécurité sociale | CFR / Dept. Social Security | À l'embauche | Cotisations (Classe 1 ou 2) |
| Compte bancaire | Banque locale (BOV, HSBC…) | 2 – 6 semaines | Dépôt 200 – 500 € |
| Carte de bus résident | Tallinja | 1 – 2 semaines | Gratuite (transport gratuit) |
| Reconnaissance de diplômes | MQRIC | Variable | Frais de dossier |
Erreurs à éviter et bonnes pratiques
Quelques pièges reviennent systématiquement chez les nouveaux arrivants. Les connaître vous fera gagner des semaines et de l'argent.
- Signer un bail non enregistré. Sans enregistrement à la Housing Authority, vous perdez la protection légale, et vous risquez de manquer d'une preuve d'adresse valable pour la résidence et la banque.
- Attendre d'être sur place pour tout préparer. Rassemblez vos documents à l'avance ; certaines pièces (actes traduits, justificatifs de revenus) prennent du temps à obtenir depuis Malte.
- Oublier ses obligations fiscales françaises. Le formulaire 3916 (comptes étrangers) et l'exit tax ne disparaissent pas parce que vous partez. Un oubli peut coûter cher en pénalités.
- Croire que le bus est payant. Il est gratuit pour les résidents avec une carte Tallinja personnalisée : demandez-la dès votre arrivée.
- Mal structurer sa société. Le taux effectif de 5 % suppose une structuration correcte (souvent holding + société opérationnelle) et un comptable local ; improviser fait perdre le bénéfice de l'imputation.
- Sous-estimer le budget d'installation. Entre caution, premier loyer, dépôt bancaire et meubles, prévoyez 2 500 à 4 000 € rien que pour démarrer.
- Négliger la reconnaissance des diplômes. Pour une profession réglementée, passez par le MQRIC avant de chercher un emploi.
Combien de temps faut-il pour tout finaliser ?
De l'arrivée à une installation pleinement opérationnelle, comptez en moyenne 4 à 8 semaines. Le facteur limitant est presque toujours la banque (2 à 6 semaines) et l'enchaînement logement → preuve d'adresse → résidence → compte. Voici les repères de délais à mémoriser :
- Numéro fiscal (CFR) : 2 à 4 semaines.
- eResidence Card (Identità) : 2 à 4 semaines.
- Compte bancaire : 2 à 6 semaines.
- Programmes de résidence par investissement (type GRP) : 3 à 4 mois.
En pratique, un profil salarié organisé peut être totalement en règle en un mois et demi ; un créateur de société doit prévoir davantage pour la constitution et l'immatriculation TVA. Notre conseil : arrivez avec un logement provisoire réservé et vos documents prêts, cela raccourcit tout le parcours. Pour chaque étape, appuyez-vous sur nos guides détaillés (résidence, fiscalité et société, logement, banque, emploi, coût de la vie), qui reprennent chacun de ces points en profondeur.
Malte en bref
| Langue | Maltais & anglais (officiels) |
| Monnaie | Euro € |
| Union européenne | Oui — libre installation pour les citoyens UE |
| Secteurs qui recrutent | iGaming, finance, tech, tourisme |
| Climat | Méditerranéen, étés chauds |
| Vol depuis Paris | ~3 h |
Tous nos guides pour s'installer à Malte
Chaque étape de votre installation, en détail. Choisissez votre sujet :
Logement à Malte
Où chercher, prix, quartiers, bail et pièges.
Créer une société à Malte
Statut, étapes, coûts et fiscalité.
Visa & résidence à Malte
Titres de séjour, résidence, papiers d'arrivée.
Golden Visa à Malte
Résidence longue durée par investissement : voies, coûts, conditions.
Emploi & stages à Malte
Secteurs qui recrutent, salaires, comment postuler.
Banque à Malte
Ouvrir un compte, documents, délais.
Fiscalité à Malte
Impôts, non-dom, conventions, déclaration.
Santé à Malte
Accès aux soins, carte, assurance, médecins.
Séjour linguistique à Malte
Écoles, budget, logement, bien choisir.
Coût de la vie à Malte
Budget mensuel réel, poste par poste.
Vie quotidienne à Malte
Culture, transports, conduite, traditions et vie de tous les jours.
Sources officielles
Identità – Résidence et eResidence Card (agence officielle) ↗CFR – Commissioner for Revenue (fiscalité, numéro fiscal) ↗JobsPlus – Agence publique pour l'emploi ↗Housing Authority – Enregistrement des baux ↗Tallinja – Transport public et carte résident ↗Questions fréquentes
Faut-il un visa pour s'installer à Malte quand on est français ?
Non. En tant que citoyen de l'Union européenne, vous n'avez besoin d'aucun visa ni permis de travail. Pour un séjour de plus de trois mois, vous demandez simplement une eResidence Card auprès d'Identità, valable cinq ans et coûtant environ 27,50 €.
Combien coûte réellement l'installation à Malte le premier mois ?
Comptez 2 500 à 4 000 € pour une personne seule : caution (700-1 400 €), premier loyer d'avance (700-1 400 €), dépôt bancaire (200-500 €), meubles éventuels (300-1 000 €) et frais divers. Le logement est de loin le poste principal.
Le bus est-il vraiment gratuit à Malte ?
Oui, pour les résidents. Depuis fin 2022, les titulaires d'une carte Tallinja personnalisée résident voyagent gratuitement sur tout le réseau de bus. Les tarifs de 1,50 à 3 € par trajet ne concernent que les visiteurs et cartes non résidentes.
Quel est le taux d'impôt sur les sociétés à Malte ?
Le taux nominal est de 35 %, mais grâce au système d'imputation 6/7, les actionnaires récupèrent une grande partie de l'impôt sur les dividendes, ramenant le taux effectif à environ 5 %. Cela suppose une structuration correcte et un accompagnement comptable local.
Qu'est-ce que le régime non-dom maltais ?
Un résident non-domicilié est imposé sur base de rapatriement : ses revenus maltais sont taxés normalement, mais ses revenus étrangers ne le sont que s'ils sont rapatriés à Malte. Un impôt minimum de 5 000 € s'applique si les revenus étrangers dépassent 35 000 €.
Combien de temps pour ouvrir un compte bancaire à Malte ?
Entre 2 et 6 semaines, avec un dépôt initial de 200 à 500 €. Les banques exigent passeport, preuve d'adresse (bail enregistré) et justificatif de revenus. Beaucoup d'expatriés utilisent une néobanque (Revolut, Wise, N26) en attendant.
Faut-il enregistrer son bail de location à Malte ?
Oui, c'est obligatoire depuis la loi de 2020. Tout bail résidentiel doit être enregistré auprès de la Housing Authority, ce qui protège le locataire (durée minimale, encadrement du dépôt) et sert souvent de preuve d'adresse pour la résidence et la banque.
Quels secteurs recrutent le plus à Malte ?
L'iGaming (jeux en ligne) domine, suivi des services financiers, de la tech, du tourisme et du support client multilingue, où les francophones sont recherchés. Le salaire minimum 2026 est d'environ 994 €/mois, le salaire moyen d'environ 1 960 €/mois.
