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Meilleures free zones de Dubaï : le comparatif 2026

5 min de lecture Mis à jour · août 2026

Dans : Créer une société à Dubaï · Créer une société à l'étranger

Sommaire
  1. L'essentiel
  2. Comparatif
  3. Selon l'activité
  4. Coût réel
  5. Fiscalité
  6. Étapes de création
  7. Free zone ou mainland
  8. Substance & conformité
  9. Erreurs fréquentes
  10. Questions fréquentes

Dubaï compte une vingtaine de free zones, chacune taillée pour un type d'activité et un budget. Le bon choix se joue sur le coût réel de la première année, les activités autorisées et le nombre de visas. Voici le comparatif 2026, sans jargon.

L'essentiel

En 2026, IFZA et Meydan sont les free zones de Dubaï les plus rentables pour le conseil et les services, avec des licences à partir d'environ 12 500 à 15 900 AED. DMCC reste la référence premium pour le négoce et les matières premières, et DAFZA pour l'aéronautique et le fret. Toutes offrent 100 % de propriété étrangère et un impôt sur les sociétés à 0 % sur les revenus qualifiants (statut QFZP), sinon 9 % au-delà de 375 000 AED de bénéfice.

L'essentiel

Une free zone est une zone franche où vous créez une société détenue à 100 % par des étrangers, sans associé local. Elle donne accès à des visas de résidence, à un compte bancaire professionnel et à une fiscalité avantageuse. Les critères de choix :

  • Coût réel année 1 (licence + flexi-desk + visa), pas seulement le prix d'appel de la licence ;
  • Activités autorisées (conseil, e-commerce, négoce, média, industrie) ;
  • Nombre de visas inclus ou disponibles ;
  • Rapidité et digitalisation de la procédure.

Pour le cadre complet, voir notre guide création d'entreprise à Dubaï.

Comparatif

Les montants ci-dessous sont des ordres de grandeur 2026 pour un setup type (une activité, flexi-desk, un visa). Les tarifs réels dépendent de l'activité, du nombre de visas et des promotions en cours.

Free zoneÉmiratCoût année 1 (indicatif)Points forts
IFZADubaï~15 900 AED (1 visa)Conseil, services, e-commerce ; bon rapport prix/prestige
MeydanDubaïÀ partir de ~12 500 AEDLe plus rapide (licence en < 1 h), 100 % digital
DMCCDubaï (JLT)Premium (env. 2x RAKEZ)Négoce, matières premières, crypto ; forte réputation
DAFZADubaï (aéroport)PremiumAéronautique, électronique, fret
RAKEZRas Al KhaimahÀ partir de ~6 000 AEDIndustrie, entrepôt, budget serré
ShamsSharjahÀ partir de ~5 750 AEDMédia, freelance, faible besoin en visas

RAKEZ et Shams ne sont pas à Dubaï mais restent des alternatives économiques très prisées si le prestige de l'adresse importe peu.

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Selon l'activité

  • Conseil, coaching, marketing, services : IFZA ou Meydan, meilleur rapport qualité-prix à Dubaï.
  • E-commerce et import/export léger : IFZA, Meydan ou DMCC selon le prestige recherché.
  • Négoce, matières premières, or, crypto : DMCC, la référence mondiale du secteur.
  • Aéronautique, électronique, logistique aérienne : DAFZA, adossée à l'aéroport de Dubaï.
  • Industrie, entrepôt, fabrication : RAKEZ (ou JAFZA à Dubaï pour le maritime).
  • Média, production, freelance : Shams ou Dubai Media City.

Coût réel

Le prix affiché de la licence est trompeur : le budget réel additionne plusieurs postes.

  • Licence : le droit d'exercer votre activité (renouvelable chaque année).
  • Flexi-desk / bureau : une adresse professionnelle obligatoire, souvent incluse dans les packages.
  • Establishment card et frais d'immigration.
  • Visa de résidence : frais de traitement, examen médical, Emirates ID et empreintes (par personne).
  • Frais annexes : dépôt de nom, attestations, éventuel NOC.

Pour une société de services avec un visa, le coût réel année 1 tourne souvent autour de 15 000 à 23 000 AED chez IFZA ou Meydan, contre 18 000 à 22 000 AED chez RAKEZ, et nettement plus chez DMCC ou DAFZA.

Fiscalité

Depuis l'entrée en vigueur de l'impôt sur les sociétés (Federal Decree-Law 47 de 2022), la fiscalité dépend de votre statut :

  • 0 % sur le revenu qualifiant si vous êtes une Qualifying Free Zone Person (QFZP) ;
  • 9 % sur le bénéfice non qualifiant au-delà de 375 000 AED ;
  • TVA à 5 % selon votre activité ;
  • 0 % d'impôt sur le revenu des personnes physiques (salaires, dividendes personnels).

Pour conserver le taux 0 %, la QFZP doit respecter la substance économique, éviter les activités exclues et rester sous le seuil de minimis (revenu non qualifiant ≤ le plus bas entre 5 % du chiffre d'affaires total et 5 M AED). La liste des activités qualifiantes est fixée par la Ministerial Decision 229 de 2025. Détails dans notre guide fiscalité Dubaï.

Étapes de création

  • 1. Choisir la free zone et l'activité : elles conditionnent le coût et les activités autorisées.
  • 2. Réserver le nom de la société et déposer la demande de licence.
  • 3. Obtenir la licence (de moins d'une heure chez Meydan à quelques jours ailleurs).
  • 4. Establishment card et quota de visas.
  • 5. Visa de résidence : entrée, examen médical, Emirates ID, empreintes.
  • 6. Compte bancaire professionnel : voir notre guide bancaire Dubaï.

Free zone ou mainland

La free zone n'est pas toujours la meilleure structure. Tout dépend de votre clientèle et de votre activité.

CritèreFree zoneMainland
Propriété étrangère100 %100 % (depuis la réforme, selon activité)
Commerce sur le marché intérieur EAULimité (via distributeur/agent)Libre
Marchés publicsNonOui
Coût de créationSouvent plus basSouvent plus élevé
Fiscalité 0 % possibleOui (QFZP)Non (9 % au-delà de 375 000 AED)

Résumé : free zone pour le conseil, les services et l'export ; mainland pour vendre librement aux entreprises et particuliers émiriens ou viser les marchés publics. Certaines sociétés combinent les deux.

Substance & conformité

Le taux 0 % n'est pas automatique. Pour rester une Qualifying Free Zone Person, il faut prouver une activité réelle et respecter des obligations continues :

  • Substance économique : disposer de locaux, de personnel et de dépenses adéquates aux EAU pour l'activité génératrice de revenu.
  • Comptes audités : la tenue d'une comptabilité et, souvent, un audit sont exigés.
  • Enregistrement fiscal : toute société doit s'enregistrer à l'impôt sur les sociétés auprès de la Federal Tax Authority, même si elle paie 0 %.
  • Respect du seuil de minimis : le revenu non qualifiant doit rester sous le plus bas entre 5 % du chiffre d'affaires total et 5 M AED.
  • Activités exclues : certaines activités (fixées par la Ministerial Decision 229 de 2025) font perdre le statut. Un dépassement fait basculer à 9 % sur l'ensemble du revenu, pour la période et les quatre suivantes.

Erreurs fréquentes

  • Comparer les prix d'appel plutôt que le coût réel année 1 (licence + bureau + visa).
  • Choisir une free zone inadaptée à l'activité : certaines n'autorisent pas le négoce physique ou l'industrie.
  • Négliger le statut QFZP : sans respect de la substance et du seuil de minimis, vous perdez le 0 % et êtes taxé à 9 % sur l'ensemble du revenu.
  • Oublier l'obligation comptable : depuis l'impôt sur les sociétés, la tenue de comptes et l'enregistrement fiscal sont obligatoires, même à 0 %.
  • Sous-dimensionner les visas : passer d'un flexi-desk à un bureau pour ajouter des visas coûte plus cher que de bien calibrer dès le départ.

Questions fréquentes

Quelle est la free zone la moins chère de Dubaï ?

Meydan figure parmi les moins chères à Dubaï, avec des licences à partir d'environ 12 500 AED, suivie d'IFZA. En dehors de Dubaï, RAKEZ (Ras Al Khaimah) et Shams (Sharjah) descendent respectivement vers 6 000 et 5 750 AED, au prix d'une adresse moins prestigieuse.

Une société en free zone paie-t-elle des impôts ?

Une Qualifying Free Zone Person paie 0 % sur son revenu qualifiant, et 9 % sur le revenu non qualifiant au-delà de 375 000 AED. Il faut respecter la substance économique, éviter les activités exclues et rester sous le seuil de minimis. L'impôt sur le revenu des personnes reste à 0 %.

Peut-on avoir 100 % de la société en tant qu'étranger ?

Oui. C'est l'atout majeur des free zones : la société est détenue à 100 % par des étrangers, sans associé émirien obligatoire, contrairement à certaines structures mainland historiques.

Combien de visas peut-on obtenir avec une licence free zone ?

Cela dépend du package et de l'espace de bureau. Un flexi-desk donne droit à 1 à quelques visas ; davantage de visas nécessitent un bureau physique plus grand. IFZA, Meydan et RAKEZ proposent des formules à 1, 3 visas ou plus.

Combien de temps pour créer sa société ?

De moins d'une heure pour la licence chez Meydan (100 % digital) à quelques jours ailleurs. Comptez ensuite le délai du visa de résidence (examen médical, Emirates ID, empreintes), souvent 1 à 3 semaines au total.

Free zone ou mainland : que choisir ?

La free zone convient au conseil, aux services et à l'export, avec 0 % possible et 100 % de propriété. Le mainland est nécessaire pour commercer librement sur le marché intérieur émirien et décrocher certains marchés publics. Le choix dépend de votre clientèle cible.

B
Par Baptiste FiguiereFondateur de Relown · Publié le 16 août 2026 · Mis à jour en août 2026
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