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Les types de visa et permis pour Malte : le guide complet 2026

10 min de lecture Mis à jour · juillet 2026

Dans : Visa & résidence à Malte · Visa & résidence à l'étranger

Sommaire
  1. Quel visa ou permis choisir selon votre profil
  2. Citoyens UE, EEE et Suisse : la carte de résidence
  3. Ressortissants non-UE : Single Permit, Nomad, étudiant et famille
  4. Résidence et citoyenneté par investissement (MPRP, Startup, GRP)
  5. Tableau comparatif de tous les visas et permis maltais
  6. Démarches, coûts, délais, renouvellement et changement de statut
  7. Les erreurs à éviter
  8. Questions fréquentes

Choisir le bon statut à Malte, c'est répondre à trois questions dans l'ordre : votre nationalité, la durée de votre séjour, puis votre motif. Un Français salarié à Sliema, un nomade numérique canadien à Gozo et un entrepreneur non-UE qui monte sa société d'iGaming ne relèvent pas du même dispositif — et personne ne vous le dit clairement. Sur cette page, je réunis tous les visas et permis maltais côte à côte, avec les chiffres à jour 2026, les organismes réels (Identità, Residency Malta, JobsPlus) et les pièges que j'ai vu coûter des mois à des expatriés. Vous repartez en sachant exactement quel dossier monter, combien il coûte et à qui l'adresser.

L'essentiel

Pour un séjour touristique de moins de 90 jours, aucun visa n'est requis pour les citoyens français et UE ; les non-UE relèvent du visa Schengen court séjour (type C). Au-delà de 90 jours, tout le monde doit régulariser sa résidence : les ressortissants UE/EEE/Suisse demandent une carte de résidence (gratuite, valable 5 ans) auprès d'Identità, sans permis de travail ; les non-UE ont besoin d'un permis long séjour (Single Permit salarié, Nomad Residence Permit, MPRP, Startup Residence Programme ou visa étudiant) selon leur motif.

Quel visa ou permis choisir selon votre profil

La règle maltaise tient en une phrase : tout séjour de plus de 90 jours consécutifs oblige à déclarer sa résidence. Ce qui change ensuite, c'est le chemin administratif, dicté par votre passeport.

Suivez l'arbre de décision :

  • Vous êtes citoyen UE / EEE / Suisse ? Vous entrez avec votre carte d'identité ou passeport, sans visa. Au-delà de 90 jours, vous demandez une carte de résidence (eResidence) selon votre statut : salarié, indépendant, auto-suffisant (rentier) ou étudiant. Aucun permis de travail n'est nécessaire.
  • Vous êtes non-UE et venez moins de 90 jours ? Selon votre nationalité, vous relevez du visa Schengen court séjour (type C) ou d'une exemption de visa (touriste, affaires). Ce visa ne donne jamais le droit de travailler ni de rester durablement.
  • Vous êtes non-UE et souhaitez rester plus de 90 jours ? Le motif décide : un emploi salarié = Single Permit (travail + séjour unifiés) ; du télétravail pour un employeur étranger = Nomad Residence Permit ; des études = visa étudiant long séjour ; un investissement immobilier = MPRP ; une startup innovante = Startup Residence Programme ; rejoindre un proche déjà résident = regroupement familial.

Autrement dit, la question n'est jamais « quel visa pour Malte ? » dans l'absolu, mais « quel dispositif pour ma nationalité, ma durée et mon motif ». Le reste de ce guide déroule chaque cas.

Citoyens UE, EEE et Suisse : la carte de résidence

Réponse directe : si vous êtes français ou d'un autre pays de l'UE, vous n'avez besoin d'aucun visa ni permis de travail pour vivre et travailler à Malte. Vous devez seulement demander une carte de résidence auprès d'Identità dès que votre séjour dépasse 90 jours. Elle est gratuite et valable 5 ans.

Le droit de circulation intra-UE fait tout le travail : vous vous installez librement, vous signez un contrat, vous ouvrez une société. La carte de résidence (eResidence) n'est pas une autorisation, c'est un enregistrement. Elle se décline selon quatre statuts, chacun avec ses justificatifs.

Les quatre statuts UE

  • Salarié : contrat de travail + déclaration d'engagement JobsPlus (l'agence maltaise de l'emploi).
  • Indépendant / travailleur non salarié : preuve d'activité (enregistrement société au Malta Business Registry, numéro fiscal CFR, licence si applicable).
  • Auto-suffisant (rentier) : preuve de ressources stables et d'une assurance santé. On vous demande généralement un relevé bancaire des trois derniers mois et une présence effective à Malte (souvent deux mois) avant instruction.
  • Étudiant : inscription dans un établissement reconnu + assurance santé + moyens de subsistance.

Documents types

Le dossier repose sur des formulaires officiels : Form A (demande de résidence), formulaire GDPR (consentement données), Electoral Registration Form, et selon le statut une déclaration JobsPlus, le certificat S1 ou une attestation d'assurance santé privée, ainsi qu'un justificatif de logement (bail à Sliema, St Julian's, Gzira, Msida, Swieqi ou Gozo). Comptez 3 semaines à 1 mois de traitement une fois le dossier complet déposé.

Bon à savoir : une fois résident, vous accédez au bus gratuit Tallinja et au système de santé public via le certificat S1 pour les rentiers et retraités.

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Ressortissants non-UE : Single Permit, Nomad, étudiant et famille

Réponse directe : un non-UE qui veut vivre à Malte plus de 90 jours a besoin d'un permis long séjour. Le plus demandé est le Single Permit (emploi salarié) ; le nomade numérique passe par le Nomad Residence Permit ; l'étudiant par un visa étudiant ; et un proche de résident par le regroupement familial.

Single Permit (travail salarié non-UE)

C'est le permis unifié qui combine autorisation de travail et titre de séjour. La demande passe par l'Expatriates Unit d'Identità, avec une évaluation du marché de l'emploi par JobsPlus : l'employeur maltais doit justifier le recrutement. Le dossier inclut contrat, diplômes, passeport, assurance santé et logement. C'est le permis que des sources publiques et Francophones à Malte oublient totalement, alors qu'il concerne la majorité des travailleurs pays tiers.

Nomad Residence Permit (télétravail)

Créé par la Residency Malta Agency, il cible les non-UE qui travaillent à distance pour un employeur ou des clients hors de Malte. Conditions 2026 : revenu minimum 42 000 € par an (quel que soit le nombre de dépendants), assurance santé privée prépayée 12 mois, logement, et une Letter of Approval in Principle avant la biométrie. Il est valable 1 an, renouvelable 3 fois (soit 4 ans maximum), et donne accès à la circulation Schengen 90 jours sur 180.

Visa étudiant non-UE

Pour une formation longue à Malte, l'étudiant non-UE obtient un visa national puis une eResidence étudiante : inscription, preuve de fonds, assurance et logement. Il autorise un travail à temps partiel encadré.

Regroupement familial

Un résident (UE comme non-UE, selon son statut) peut faire venir conjoint et enfants mineurs, sous conditions de ressources et de logement. Les enfants majeurs et ascendants relèvent de règles plus strictes, souvent sur preuve de dépendance.

Résidence et citoyenneté par investissement (MPRP, Startup, GRP)

Pour les non-UE fortunés ou entrepreneurs, Malte propose des voies « accélérées » adossées à un investissement. Elles sont gérées par la Residency Malta Agency et la Community Malta Agency.

MPRP (Malta Permanent Residence Programme)

La résidence permanente par investissement, réservée aux non-UE. Depuis la réforme 2025, le seuil d'achat immobilier est unifié à 375 000 € minimum (fin de la distinction nord/sud), avec une option de location désormais possible. S'ajoutent des frais administratifs de 50 000 € non remboursables (15 000 € à la soumission + 35 000 € après approbation), un don caritatif, et une détention du bien de 5 ans minimum. La famille (conjoint, enfants, parents) peut être incluse.

Startup Residence Programme

En vigueur depuis 2022, pour fondateurs non-UE d'une startup innovante de moins de 7 ans. Investissement de 25 000 €, permis de 3 ans renouvelable +5 ans, avec possibilité d'inclure des employés clés (salaire minimum 30 000 €/an) et la famille dès la première demande. Idéal pour l'écosystème iGaming, fintech et blockchain maltais.

Régimes fiscaux : TRP et GRP

Le Residence Programme (TRP, pour ressortissants UE/EEE/Suisse) et le Global Residence Programme (GRP, non-EEE) ne sont pas des permis mais des statuts fiscaux avantageux : taux forfaitaire de 15 % sur les revenus étrangers rapatriés (35 % sur les revenus de source maltaise), impôt minimum annuel de 15 000 €, seuils immobiliers (220 000–275 000 € à l'achat ou 8 750–9 600 € de loyer annuel), et présence d'au moins 183 jours à Malte. Ils s'articulent avec le régime non-dom.

Citoyenneté par investissement

La naturalisation pour services exceptionnels (ex-IIP / « passeport maltais ») a connu des changements réglementaires en 2025-2026 sous pression européenne. C'est la voie la plus lourde et la plus scrutée — à instruire uniquement avec un conseil spécialisé.

Tableau comparatif de tous les visas et permis maltais

Voici la vue d'ensemble qu'aucun concurrent ne propose : tous les dispositifs côte à côte. Les montants sont indicatifs 2026 et à confirmer auprès des organismes officiels.

DispositifPour quiMotifDurée / renouvellementRevenu ou investissement min.Coût indicatifDélaiVers résidence permanente ?Organisme
Visa Schengen type CNon-UE soumis à visaCourt séjour (tourisme, affaires)90 j / 180 j~80 €15 j env.NonIdentità / consulat
Carte de résidence UEUE / EEE / SuisseSalarié, indépendant, rentier, étudiant5 ans, renouvelableRessources suffisantes (rentier)Gratuit3 sem – 1 moisOui (après 5 ans)Identità
Single PermitNon-UEEmploi salarié1–3 ans, renouvelableContrat de travail~280 € + fraisVariable (mois)Oui (long terme)Identità / JobsPlus
Nomad Residence PermitNon-UETélétravail (employeur étranger)1 an, renouvelable 3x (max 4 ans)42 000 €/an300 €/pers. + 100 € carte30 j ouvrésNonResidency Malta Agency
Visa étudiantNon-UEÉtudesDurée formationPreuve de fondsFrais dossierVariableNon directementIdentità
MPRPNon-UEInvestissement immobilierPermanente (bien détenu 5 ans)375 000 € (achat) + 50 000 € frais~50 000 €+ admin4–6 moisOui (permanente d'emblée)Residency Malta Agency
Startup Residence ProgrammeNon-UEFondateur startup <7 ans3 ans + 5 ans25 000 €Frais dossierVariableOuiResidency Malta Agency
TRP / GRPUE (TRP) / non-EEE (GRP)Statut fiscal privilégiéTant que conditions rempliesImmobilier + 15 000 € impôt min.Selon bienVariableStatut fiscal, pas résidence perm.CFR

Lecture rapide : si vous êtes UE, la colonne « carte de résidence » suffit dans 90 % des cas. Si vous êtes non-UE, votre motif choisit votre ligne.

Démarches, coûts, délais, renouvellement et changement de statut

Prenons un cas concret que les concurrents ne chiffrent jamais : une famille non-UE de 3 personnes en Nomad Residence Permit. Voici le déroulé réel, mois par mois.

  1. Préparation du dossier (semaine 1-2) : justificatif de revenu (42 000 €/an), contrat ou preuves de clients étrangers, passeports, CV.
  2. Souscription assurance santé prépayée 12 mois et bail (à Gzira ou Msida par exemple) — pièces obligatoires avant dépôt.
  3. Dépôt auprès de la Residency Malta Agency : frais de 300 € par personne (900 € pour trois) + 100 € par carte de résident.
  4. Letter of Approval in Principle après instruction, sous ~30 jours ouvrés.
  5. Biométrie sur place à Malte, puis délivrance des cartes 3 à 4 semaines plus tard.

Coût total du dossier famille : environ 1 200 € de frais administratifs, hors assurance santé et logement. Timeline réaliste : 2 à 3 mois de la préparation à la carte en main.

Renouvellement

La carte UE se renouvelle simplement à échéance en actualisant les justificatifs. Le Nomad se renouvelle jusqu'à 3 fois. Le Single Permit se reconduit avec le maintien de l'emploi.

Changement de statut

Oui, on peut évoluer : un étudiant non-UE qui décroche un CDI bascule sur un Single Permit ; un rentier UE qui crée une société devient indépendant. Le changement se déclare à Identità avec les nouvelles pièces — ne laissez jamais votre ancien statut expirer entre-temps.

Refus et retrait

Une carte peut être refusée ou retirée pour dossier incomplet, ressources insuffisantes, perte du motif (fin de contrat, société dissoute au MBR) ou fausse déclaration. Un recours est possible ; anticipez en gardant vos justificatifs à jour.

Les erreurs à éviter

Les dossiers qui traînent ou échouent répètent presque toujours les mêmes fautes. Évitez-les.

  • Confondre visa Schengen et titre de séjour. Le type C (90 jours) ne vous autorise ni à travailler ni à vous installer. Beaucoup de non-UE arrivent en touriste puis découvrent qu'ils doivent repartir pour déposer un vrai dossier.
  • Croire qu'un citoyen UE n'a aucune démarche. Vous n'avez pas besoin de visa, mais la carte de résidence est obligatoire au-delà de 90 jours. L'oublier complique l'ouverture de compte bancaire, la fiscalité et l'accès au bus gratuit Tallinja.
  • Se fier à des seuils périmés. Le MPRP a changé en 2025 (375 000 €, plus de distinction nord/sud), l'IIP en 2025-2026. Des pages non datées citent encore d'anciens montants.
  • Souscrire l'assurance santé au dernier moment. Pour le Nomad, elle doit être prépayée 12 mois et jointe au dépôt — pas après.
  • Sous-estimer la preuve de logement. Un bail conforme (enregistré auprès de la Housing Authority) est exigé pour la plupart des permis.
  • Laisser un statut expirer avant d'en changer. Le passage étudiant → salarié doit se faire sans rupture, sinon vous perdez votre droit de séjour.
  • Négliger le volet fiscal. Résider ne dit rien de votre imposition : TRP, GRP et non-dom se déclarent séparément auprès du CFR.

Questions fréquentes

Un Français a-t-il besoin d'un visa pour aller vivre à Malte ?

Non. En tant que citoyen de l'UE, un Français entre à Malte avec sa carte d'identité ou son passeport, sans aucun visa, et peut y travailler sans permis de travail. La seule obligation intervient au-delà de 90 jours de séjour : demander une carte de résidence (gratuite, valable 5 ans) auprès d'Identità, en choisissant le statut salarié, indépendant, auto-suffisant ou étudiant.

Combien coûte le Nomad Residence Permit de Malte ?

Les frais officiels sont de 300 € par personne pour la demande, plus 100 € par carte de résident délivrée. Il faut y ajouter une assurance santé privée prépayée sur 12 mois et un logement. Le revenu minimum exigé est de 42 000 € par an, quel que soit le nombre de personnes à charge. Comptez environ 30 jours ouvrés de traitement.

Quelle différence entre la carte de résident UE et le MPRP ?

La carte de résident UE est un simple enregistrement gratuit réservé aux citoyens de l'UE/EEE/Suisse, obtenu grâce à la libre circulation. Le MPRP (Malta Permanent Residence Programme) est un dispositif payant réservé aux non-UE : il exige un investissement immobilier d'au moins 375 000 €, 50 000 € de frais administratifs et une détention du bien de 5 ans, mais accorde une résidence permanente d'emblée à toute la famille.

Peut-on passer d'un visa étudiant à un permis de travail à Malte ?

Oui. Un étudiant non-UE qui obtient un contrat de travail peut demander un Single Permit (permis unifié travail + séjour) auprès de l'Expatriates Unit d'Identità, avec évaluation de JobsPlus. La règle d'or : effectuer le changement avant l'expiration du titre étudiant, sans laisser de rupture entre les deux statuts, sous peine de perdre le droit de séjour.

Quel permis pour un entrepreneur non-UE qui crée une société à Malte ?

Le Startup Residence Programme est conçu pour cela : il vise les fondateurs non-UE d'une startup innovante de moins de 7 ans, avec un investissement de 25 000 €, un permis de 3 ans renouvelable 5 ans, et l'inclusion possible d'employés clés (salaire minimum 30 000 €/an) et de la famille dès la première demande. Il est géré par la Residency Malta Agency.

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Par Baptiste FiguiereFondateur de Relown · Publié le 1 juillet 2026 · Mis à jour en juillet 2026