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🇲🇹 Malte · Vie quotidienne

Spécialités culinaires maltaises à goûter absolument

6 min de lecture Mis à jour · juillet 2026

Dans : Vie quotidienne à Malte

Sommaire
  1. Pastizzi
  2. Ftira
  3. Lapin & fenkata
  4. Poisson & mer
  5. Autres plats salés
  6. Douceurs
  7. Boissons
  8. Erreurs à éviter
  9. Questions fréquentes

Après quelques mois à Malte, on comprend vite que la cuisine locale ne se résume pas aux pizzas des front de mer touristiques. Entre le comptoir d'une pastizzeria à 6 h du matin et un dimanche de fenkata dans un bar de village, voici les spécialités maltaises qui valent vraiment le détour, où les manger et à quel prix en 2026.

L'essentiel

Les incontournables de la cuisine maltaise sont les pastizzi (chaussons feuilletés à la ricotta, dès 0,40 €), la ftira (pain plat inscrit à l'UNESCO en 2020), le stuffat tal-fenek (ragoût de lapin, plat national), l'aljotta (soupe de poisson), le hobz biz-zejt et les douceurs comme les imqaret et kannoli. On les trouve en pastizzeria, dans les bars de village et lors d'une fenkata.

Pastizzi

Si vous ne deviez goûter qu'une seule chose, ce serait le pastizz. Ce petit chausson feuilleté en forme de losange se décline en deux versions : à la ricotta (tal-irkotta) ou à la purée de petits pois (tal-piżelli). La pâte croustille et se fend sous la dent, libérant une garniture chaude et généreuse. C'est le petit-déjeuner, l'encas de 11 h et le coupe-faim de fin de soirée des Maltais.

Le rapport qualité-prix est imbattable : comptez 0,40 à 0,50 € pièce dans une vraie pastizzeria de village. La plus célèbre, le Serkin Crystal Palace à Rabat, sert ses meilleures fournées entre 6 h et midi. Dans les cafés touristiques de La Valette ou Sliema, le même pastizz grimpe à 0,60-0,75 € ; au-delà, vous payez la vue, pas le feuilletage. Bon à savoir : cuisiner et manger local, c'est aussi l'un des postes où l'on fait le plus d'économies quand on s'installe à Malte.

Ftira

La ftira est le pain emblématique de l'archipel : une galette de pain au levain en forme d'anneau, à la croûte épaisse et à la mie aérée pleine de gros trous irréguliers. Son savoir-faire de fabrication a été inscrit au patrimoine culturel immatériel de l'UNESCO en 2020, une première pour un produit maltais. Le nom vient de l'arabe fatir, témoin des influences qui traversent l'île.

On la mange surtout garnie, façon sandwich méditerranéen : thon, tomates, câpres, olives, huile d'olive locale. À Gozo, la ftira prend une tout autre forme, plus proche d'une pizza garnie de fines lamelles de pomme de terre, parfois pliée en calzone. Une ftira garnie coûte entre 3,50 et 8 € selon le lieu et la garniture. C'est le déjeuner nomade idéal entre deux visites.

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Lapin & fenkata

Le plat national maltais, c'est le stuffat tal-fenek : un ragoût de lapin mijoté longuement au vin rouge, ail, oignons, tomates et feuilles de laurier. La tradition raconte qu'il est né d'une forme de résistance aux restrictions de chasse imposées par les Chevaliers de Saint-Jean. Le lapin se décline aussi frit à l'ail (fenek moqli) ou en sauce sur des spaghettis (spagetti tal-fenek).

Le rituel à vivre absolument, c'est la fenkata : un repas convivial, souvent dominical et en groupe, articulé autour du lapin, généralement servi en deux temps (les pâtes à la sauce d'abord, le lapin ensuite). On la savoure dans les bars de village de Mġarr, Baħrija ou Rabat. Comptez 16 à 22 € le repas complet à La Valette, mais souvent moins de 12 € dans les bars ruraux, bien plus authentiques. Réservez : les meilleures adresses affichent complet le dimanche. Ces villages de l'intérieur ne sont pas toujours simples d'accès : selon votre installation, un arbitrage entre voiture et transports vaut le coup d'être posé, et notre guide pour conduire à Malte résume les pièges de la conduite locale.

Poisson & mer

Île oblige, la mer nourrit une bonne partie de la table maltaise. Deux plats à retenir :

  • L'aljotta : une soupe de poisson parfumée à l'ail, aux tomates et aux herbes, servie avec du riz. Réconfortante et bon marché, c'est la bouillabaisse locale.
  • La lampuki pie : une tourte saisonnière à base de lampuka (coryphène / mahi-mahi), pêchée d'août à l'automne, associée à des épinards, choux-fleurs, olives et câpres dans une pâte brisée. Si vous êtes à Malte à la fin de l'été, c'est le plat de saison à ne pas manquer.

Pour du poisson frais, direction les villages de pêcheurs comme Marsaxlokk, dont le marché du dimanche est une institution. Il est bien desservi par le réseau de bus : voyez notre guide des bus Tallinja à Malte pour organiser vos escapades gourmandes.

Autres plats salés

Trois autres classiques salés méritent votre attention :

  • Bragioli : des paupiettes de bœuf farcies de viande hachée, herbes et chapelure, braisées dans une sauce tomate. Un plat mijoté de repas de famille.
  • Hobz biz-zejt : littéralement « pain à l'huile ». Une tranche de pain croustillant frottée de tomate et arrosée d'huile d'olive, garnie de thon ou d'anchois, câpres et olives. Le casse-croûte paysan par excellence.
  • Ġbejniet : petits fromages de brebis gozitains, servis frais, séchés ou poivrés. On les retrouve souvent sur le hobz biz-zejt ou en accompagnement.

Ces plats illustrent bien l'ADN de la cuisine maltaise : méditerranéenne, avec des influences italiennes, arabes et britanniques héritées d'une histoire mouvementée.

Douceurs

Le sucré maltais vaut le détour, souvent hérité de la Sicile voisine :

  • Imqaret : des losanges de pâte frite fourrés à la pâte de dattes, parfumés à l'anis et à l'eau de fleur d'oranger. On les achète brûlants au coin d'une rue, notamment près de la porte de La Valette.
  • Kannoli : les cannoli locaux, tubes de pâte frite garnis de ricotta crémeuse, éclats de chocolat, fruits confits ou pistaches.
  • Pudina / helwa tat-tork : le pudding maltais dense aux fruits secs et le halva aux amandes complètent la vitrine des pâtisseries.

Une pâtisserie de quartier (pastizzeria-confetterie) est le meilleur endroit pour les découvrir sans se ruiner.

Boissons

Impossible de parler cuisine maltaise sans les deux boissons locales emblématiques, toutes deux nées de la brasserie Simonds Farsons Cisk :

  • Kinnie : le soda national, une boisson gazeuse aigre-douce à base d'orange amère et d'extraits de plantes aromatiques, lancée en 1952. Son goût déroute au premier essai, puis devient addictif.
  • Cisk : la lager maltaise, légère et facile, référence de l'apéro insulaire, primée « meilleure lager du monde » en 2007.

Côté vin, Malte produit aussi ses propres cuvées à partir de cépages autochtones (Ġellewża, Girgentina) qui accompagnent parfaitement un fenkata.

Erreurs à éviter

  • Manger uniquement sur les fronts de mer touristiques : Sliema et Buġibba concentrent les prix gonflés et les plats standardisés. Les vrais bons plats se trouvent dans les villages de l'intérieur.
  • Zapper les pastizzeria de quartier : c'est là que se joue la cuisine populaire, pour quelques centimes.
  • Chercher un fenkata en semaine : c'est un repas de week-end et de groupe. Réservez, idéalement le dimanche.
  • Ignorer la saison : la lampuki pie ne se trouve qu'en fin d'été et à l'automne.
  • Confondre ftira maltaise (sandwich) et ftira gozitaine (type pizza) : ce ne sont pas les mêmes plats.

S'installer durablement à Malte, c'est aussi apprendre ces codes : notre guide de la vie quotidienne à Malte détaille le reste du quotidien, du logement aux démarches, et notre guide complet pour s'expatrier à Malte couvre l'ensemble du projet. Un dernier conseil de terrain : goûtez large, mangez tôt (les meilleures fournées de pastizzi partent avant midi) et n'hésitez pas à demander conseil aux Maltais, toujours ravis de vous envoyer vers le bon bar de village plutôt que vers la terrasse à touristes.

Questions fréquentes

Quel est le plat national de Malte ?

C'est le stuffat tal-fenek, un ragoût de lapin mijoté au vin rouge, ail, oignons, tomates et laurier. Il se déguste traditionnellement lors d'une fenkata, un repas convivial et souvent dominical partagé en groupe.

Combien coûte un pastizz à Malte en 2026 ?

Entre 0,40 et 0,50 € pièce dans une pastizzeria de village comme le Serkin Crystal Palace à Rabat. Dans les cafés touristiques de La Valette ou Sliema, comptez 0,60 à 0,75 €. Au-delà, c'est un supplément touristique.

Qu'est-ce que la ftira maltaise ?

La ftira est un pain plat au levain en forme d'anneau, à croûte épaisse et mie aérée, dont le savoir-faire est inscrit au patrimoine immatériel de l'UNESCO depuis 2020. On la mange garnie de thon, tomates, câpres et olives. À Gozo, elle ressemble davantage à une pizza aux pommes de terre.

Où manger un vrai fenkata (repas de lapin) ?

Dans les bars de village de l'intérieur, comme à Mġarr, Baħrija ou Rabat, plutôt que sur les fronts de mer touristiques. Comptez souvent moins de 12 € dans un bar rural contre 16 à 22 € à La Valette. Réservez, surtout le dimanche.

La cuisine maltaise convient-elle aux végétariens ?

Oui, plusieurs spécialités sont sans viande : pastizzi aux petits pois, hobz biz-zejt, ġbejniet (fromage de brebis), aljotta légère, sans oublier les douceurs comme imqaret et kannoli. Les plats phares comme le lapin restent toutefois carnés.

Quelles boissons typiques goûter à Malte ?

Le Kinnie, soda national aigre-doux à l'orange amère créé en 1952, et la Cisk, lager locale légère. Malte produit aussi des vins à partir de cépages autochtones (Ġellewża, Girgentina) qui accompagnent bien un ragoût de lapin.

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Par Baptiste FiguiereFondateur de Relown · Publié le 1 juillet 2026 · Mis à jour en juillet 2026